Dimanche 29 janvier 2012
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Crédit photo : Ph. Léon
Archives, bibliothèques, cimetières, bouquins... rien n'a échappé à l'enquête de Michèle Champagne sur ses ancêtres. Cousins de France, parents du Québec,
parentèle d'Acadie, des Etats-Unis... par les vies reconstituées, en recoupant événements, batailles, arrivée de l'électricité dans les villages, peurs des créatures maléfiques, bruit des
scieries, et de plus en plus près... la ville de Montréal. Le roman historique "S'enraciner au pays de l'espoir : les Orillon dit Champagne" nous invite à partager la petite histoire et la
passion de la découverte de ses origines.
Pour en savoir plus : voir Société des Ecrivains
http://www.societedesecrivains.com/librairie/livre.php?isbn=9782924020074
Par Champagne
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Publié dans : Généalogie
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Dimanche 11 décembre 2011
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Une histoire qui se déroule en une seule phrase sans ponctuation comme un diaporama de photos imagé par le souffle des
mots.
Crédit photo : Ph. Leon
Prunus en fleurs Brahms au cœur la hanche de damoiselle oscille comme une tourterelle et bat de l’aile de son ombrelle puis traverse le jardin face au vent nuages
en contrepoint arc-en-ciel en souffrance le cœur sans la raison a rendez-vous avec la lune alors elle active le pas à peine un œil jeté sur le mont Saint-Michel une pensée pour le messager
Gabriel qui à cheval défie les sables mouvants fait fi des mirages terre ciel et mer noués sur l’horizon moment propice à la méditation damoiselle fait faux-bond continue sa route tandis qu’un
colibri féconde l’orchidée du Mexique vite le cuistot mélange tomates vanillées et fraises poivrées dans le silence concentré oublie les plis de son coton ouaté sur sa coupole au même instant
damoiselle dresse le dard de son ombrelle contre des pirates imaginaires dans le nectar nacré d’ailleurs les fées naissent sans pousser leurs cris sur l’île de Sein au large l’odeur de
gingembre pimenté sous le vent de Bombay sur la jetée damoiselle tourne l’ombrelle recherche le musc de ses voyages douce lumière personne sur la plage sauf le troubadour esseulé danse et
chantonne ainsi le désir opère précis par effluves sur la posture des hanches de damoiselle tout près par la fenêtre l’enfant regarde de la balustrade l’ombrelle de fil blanc qui s’emmêle au
cerf-volant pendant que jaillit de sa bouche salive sucrée toujours en appétit le cuistot s’attarde comme s’il chassait les mauvaises herbes folles à chacun sa folie de même la sœur de damoiselle bronzée sans parasol et de surcroît sous le soleil de midi le sable fume vite grimper dans l’arbre pour voir à point levé l’astre doré au
couchant rouge qui ronge l’araignée voilée sous la feuille du chêne mais ce geste n’a point échappé au bipède qui rêve d’images sans macadam sur le chemin battu de l’improvisation souvent magique
le peintre dans son jardin a perdu seulement l’œil gauche mais la nature de fière allure équilibre lumières et ombres c’est pourquoi damoiselle mélomane respire le charme qui émane du musicien ou
est-ce la palette du peintre car le corps damoiselle couvert de brume en écho résonne de la pureté des tons ou des embruns du clair obscure seul son visage se pare sans armure enfin le style de
sa figure aussi pure qu’un trait dessiné au fusain ou d’une branche de prunus fleurie pendant ce temps monte dans l’air joie et chant de l’instant présent à jamais tracé dans le sable
mouillé.
Par Champagne
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Publié dans : Nouvelles
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