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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 20:55

tempete

 

Foins séchés, roulés, sous un ciel d’orage, à grande vitesse, tout n’est que passage, happer le paysage,  demain est déjà las !  Reflet du livre ouvert, des mots s’échappent, courent sur les prés verts, derrière les broussailles, le verbe se fait Prévert.

 

A Paris…

Samedi, ouvrir l’éventail. Sonnez la matinée, toute de grâce.  Une journée à soi, pour soi.  La rue ruisselle d’un trop plein de gens. 

Ca me dit d’écouter les papillotes des voix d’enfants, de suivre les cyclistes qui dévalent la piste, de me moquer des moteurs étouffés au coin de l’avenue. 

Ca me dit de prendre la barre du T du train et de m’envoler. 

Ca me dit de prendre les jumelles, d’inspecter chaque voie avec ou sans ailes.

 

Le Sillon…

La Déferlante !  L’eau devient dure comme un mur de brique.  Gigantesque tempête à cinq heures.  Le navire St-Malo Southampton disparaît dans  une vague sortie du néant.  Le souffle du vent pousse la déferlante vers l’horizon. 

Tous ! nous devenons tous aveugles ! 

Puis, d’un seul coup, le calme tombe, le navire refait surface entre vent et courant.

La peur tremble encore par tous les pores.

 

Par Champagne - Publié dans : Nouvelles - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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