Partager l'article ! Poésie inspirée par les photos de Kertesz: En dégustant du regard les photographies d'André Kertesz au musée du Jeu de Paume, quelques photo ...
En dégustant du regard les photographies d'André Kertesz au musée du Jeu de Paume, quelques photos ont retenu mon attention. J'ai pris mon carnet de note et j'ai écrit ces quelques lignes. A vous de découvrir les photos qui sont ma source d'inspiration. Allez vite voir l'exposition de Kertesz (jusqu'au 6 février). Un régal pour les yeux et le coeur.
Le jeune homme endormi
bouche ouverte
un journal déplié, des mots couchés.
Le monde des rêves
dans un café embué de réalité.
Eternel instant.
Sous la lumière du réverbère
une ombre rentre chez elle.
La route s’enfonce dans la nuit.
Au salon, fenêtres fermées, les mains nouées
une femme attend.
A l’autre bout de la terre
entre les lignes blanches des bouleaux
un homme, chemise amidonnée
marche
seul.
Et, plus loin…
Le jour disparaît derrière le phare.
Deux silhouettes de dos regardent la profondeur de la mer.
Alors qu’à la ville, dans l’arrière-cour
tabliers suspendus sur une corde
des corps envolés
dans le vent .
L’ombre s’arrête.
Au-travers la vitre, le reflet du mot « café ».
Minuit. Bistrot fermé.
Sous les parapluies
des ombres chinoises avancent
dans la rue en courbe.
Sur le sol mouillé,
deux font quatre sous l’orage.
Se dédoubler.
Traquer ton ombre,
Toi, à jamais disparue.
Vos commentaires